isa devant sa toilePhoto Bruno Piazza

"Quand on est né en France et particulièrement en Alsace, on apprend avec rigeur la base technique de la peinture. Conception, toile, matière, histoire de l'art. Au moment de trouver sa propre écriture, la seule vérité pour un peintre, Isabel se rendit compte que pour donner à ses toiles une nouvelle dimension, elle serait dans l'obligation de s'éloigner pour échapper à toute influence et créer son propre univers. Nulle place pouvait mieux lui convenir que l'Asie avec sa sagesse antique. Sans aucun a priori, les signes s'imposent comme une donnée fondamentale de son écriture. De même qu'Henri Michaux et les peintres du Fluxus oubliaient les sens des mots pour n'en garder que leur expression graphique, Isabel fait oublier le sens mystique des signes pour n'en montrer que leur vertu esthétique. Le travail d'Isabel ne s'arrête pas aux valeurs graphiques. L'architecture qui en découle se met naturellement à disposition de l'édifice, la couleur. Le pourpre, celui qui est sacré, le safran indien, l'ocre, celui du Roussillon, et le bleu indigo de Sumba font que les toiles d'Isabel appellent l'oeil et orientent le regard vers l'extérieur."

Texte issu du catalogue de l'exposition d' Isabel Schiffmacker à la Galerie "Taksu" à Kuala Lumpur, en collaboration avec l'ambassade de France de Malaysie.

Isabel a aussi exposé en Malaysie, Singapour, Paris, Strasbourg, New York, Los Angeles....